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TOUT SUR LE "OIN" QUI NOUS MENACE (projet gouvernemental)

PARTIE JAUNE A FAIRE SIGNER ET REMETTRE EN MAIRIE OU

signez la pétition sur le site http://www.nonaloin.org


Pourquoi refuser ce projet d’OIN ?

Le Plateau de Saclay est un territoire exceptionnel :
Cette terre parmi les plus riches de France grâce à sa géologie particulière (argiles + 4 mètres de limon fertile) permet une culture sans arrosage. Elle régule et protège les vallées de la Bièvre et de l’Yvette contre les inondations.
Ce territoire, situé à 20 kilomètres de Paris est un espace ouvert unique à la disposition des Franciliens.
Les signataires de cet appel, très attachés à ce caractère exceptionnel du territoire concerné par l’OIN de Saclay,
conscients de la nécessité d’améliorer les conditions de logement des Franciliens,
conscients que l’emploi est un enjeu majeur pour le pays,

Constatent :
Que la recherche scientifique, l’enseignement supérieur et les industries de haute technologie sont déjà très bien implantés sur le territoire concerné par le projet d’OIN,
Que la performance de la recherche résulte d’avantage de son organisation, des rapports entre recherche publique et recherche privée que de la concentration géographique des laboratoires et instituts,
Que si par le passé, la croissance a permis « la création » d’emploi dans les villes nouvelles, la création, aujourd’hui, de 100 000 emplois est illusoire et ressemble à un effet d’annonce à objectif électoral,

 

Que la construction sur ce périmètre de l’OIN de 80 000 logements (soit plus de 200 000 habitants) aura des impacts destructeurs irrémédiables sur la qualité de vie des Franciliens de ce secteur ainsi que sur l’attractivité du territoire  « Nord Essonne et Yvelines »
Que les infrastructures générées, notamment l’extension du réseau routier et un transport en commun lourd, provoqueront la disparition de l’activité agricole,

Que le rééquilibrage de la Région Ile de France implique de rapprocher les emplois des populations plutôt que de vouloir urbaniser de nouveaux territoires,
Demandent  le retrait de l’OIN de Saclay pour que ces terres agricoles, d’une fertilité exceptionnelle, soient préservées afin de répondre :
A la demande croissante des Franciliens d’une agriculture de proximité, pouvant fournir des produits frais et variés (maraîchage), et économe en transport.
Au besoin des Franciliens de disposer d’espaces ouverts naturels.
A l’équilibre nécessaire entre recherche, enseignement, logements, industrie, agriculture périurbaine, qualité de vie et attractivité du territoire

pour l’agriculture périurbaine : un bien commun à partager 

NON à une ville nouvelle sur le plateau de  Saclay

Les signataires de cet appel demandent le retrait de l’OIN de Saclay pour que ces terres agricoles, d’une fertilité exceptionnelle, soient préservées afin de répondre :
A la demande croissante des Franciliens d’une agriculture de proximité pouvant fournir des produits frais et variés (maraîchage) et économe en  transport.
Au besoin des Franciliens de disposer d’espaces ouverts naturels
A l’équilibre nécessaire entre recherche, enseignement, logements, industrie, agriculture périurbaine, qualité de vie et attractivité des territoires.

Les signataires demandent,  avant toute autre étape, l’ouverture d’un débat public organisé par la Commission Nationale du Débat Public

NOM Prénom

Adresse

Signature

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Opération d'intérêt national (OIN)
---
Eléments juridiques
La notion d'opération d'intérêt national est née en 1983, lors de la décentralisation en matière
d'urbanisme, de la nécessité de ménager un régime d'exception au transfert de compétence afin
de préserver des champs de prérogatives spécifiques de l'Etat pour la réalisation d'opérations
d'envergure et/ou stratégiques.
Il n'existe pas de définition de l'opération d'intérêt national.
Le législateur en a reconnu le principe, déterminé les effets et a habilité le gouvernement à les
désigner (art. L 121-9 du code de l'urbanisme)1.
La création d'une opération d'intérêt national
Le décret du 30 décembre 1983 a dressé une liste des opérations d'intérêt national.
Toute nouvelle opération est créée par un décret en Conseil d'Etat qui l'inscrit sur cette liste,
figurant à l'article R. 490-5 du code de l'urbanisme2.
Ce même décret en fixe le périmètre.
Les textes ne subordonnent pas la création de l'opération à une consultation préalable
particulière.
Les effets
La qualification d'opération d'intérêt national a pour effet juridique de retirer aux communes ou
E.P.C.I compétents et d'attribuer à l'Etat :
- la compétence en matière d'autorisations d'occuper ou d'utiliser le sol telles que permis de
1 Art. L. 121-9 " Des décrets en Conseil d'Etat déterminent, en tant que de besoin, les conditions d'application du
présent chapitre. Ces décrets précisent notamment la nature des projets d'intérêt général, qui doivent présenter un
caractère d'utilité publique, et arrêtent la liste des opérations d'intérêt national mentionnées à l'article L. 121-2 "
2 Art. R. 490-5 " Sont opérations d'intérêt national au sens des articles L. 421-2-1 c et L. 111-1-2 les travaux relatifs :
a) Aux agglomérations nouvelles régies par la loi n° 83-636 du 13 juillet 1983, dans leur périmètre d'urbanisation
défini en application des articles 3 et 4 de ladite loi.
b) A l'aménagement de la Défense, dans un périmètre défini par arrêté du ministre chargé de l'urbanisme à
l'intérieur du périmètre de compétence de l'établissement public pour l'aménagement de la Défense.
c) Aux domaines industrialo-portuaire d'Antifer, du Verdon et de Dunkerque, dans les périmètres respectifs des
ports autonomes du Havre, de Bordeaux et de Dunkerque.
d) A l'aménagement de la zone de Fos-sur-Mer, dans un périmètre défini par un décret en Conseil d'Etat.
e) A l'opération d'aménagement Euroméditerranée dans la commune de Marseille dans le périmètre de
compétence de l'établissement public d'aménagement Euroméditerranée.
f) A l'opération d'aménagement de Nanterre dans le périmètre de compétence de l'Etablissement public
d'aménagement de Seine-Arche à Nanterre.
g) A l'aménagement et au développement des aérodromes qui relèvent de la société Aéroports de Paris "

3 Art.L421-2-1 " (…)Sont toutefois délivrés ou établis, au nom de l'Etat, par le maire ou le représentant de l'Etat
dans le département, après avis du maire ou du président de l'établissement public compétent, les autorisations ou
actes relatifs à l'utilisation et à l'occupation du sol concernant :
(…) c)Les constructions, installations ou travaux réalisés à l'intérieur des périmètres des opérations d'intérêt national
dans les conditions définies par décret en Conseil d'Etat. (…) "
4 Art.L311-1 " (…)Sont toutefois créées par le préfet, après avis du conseil municipal de la ou des communes
concernées ou de l'établissement public de coopération intercommunale compétent, les zones d'aménagement
concerté réalisées à l'initiative de l'Etat, des régions, des départements ou de leurs établissements publics (…) et les
zones d'aménagement concerté situées, en tout ou partie, à l'intérieur d'un périmètre d'opération d'intérêt
national.(…) "
5 Art.L121-2 " Dans les conditions précisées par le présent titre, l'Etat veille au respect des principes définis à l'article
L 121-1 et à la prise en compte des projets d'intérêt général ainsi que des opérations d'intérêt national "
construire, autorisation de lotir (art.L421-2-1 du code de l'urbanisme)3
- la compétence relative à la création des Z.A.C. (art.L311-1 du code de l'urbanisme, 3ème
alinéa)4
- la compétence pour prendre en considération les opérations d'aménagement à l'intérieur
du périmètre de l'opération d'intérêt national, qui permet de surseoir à statuer (art.L111-
10 du code de l'urbanisme).
La création de l'opération d'intérêt national est en revanche sans effet sur la compétence des
communes ou E.P.C.I en matière d'élaboration des documents d'urbanisme.
L'Etat n'est pas maître de la définition du projet d'aménagement et de développement des
territoires concernés, mais il peut influer sur son contenu et veiller à ce que les règles adoptées
dans les documents de planification permettent la réalisation des opérations nécessaires à la mise
en oeuvre des orientations qu'il a retenu pour le secteur considéré (art.L.121-2 du code de
l'urbanisme)5.
En tant que de besoin, l'Etat peut, dans le cas où la réalisation d'une opération nécessite la
modification ou la révision du plan local d'urbanisme, la qualifier de projet d'intérêt général
(P.I.G.), notifier celui-ci à la commune ou à l'E.P.C.I. compétent en lui demandant de procéder à
la modification ou à la révision. A défaut, l'Etat peut se substituer et procéder lui même à la
modification ou à la révision.
La disposition de l'article L 5311-3 du code général des collectivités territoriales qui prévoit,
s'agissant des villes nouvelles, que " le périmètre d'urbanisation est considéré comme périmètre
d'opération d'intérêt national (…) ; les opérations situées à l'intérieur de ce périmètre constituent
des projets d'intérêt général (…) ", n'est pas applicable aux autres opérations d'intérêt national.
Son extension à l'ensemble des opérations d'intérêt national relèverait d'une disposition
législative.
On peut mentionner enfin que les plans d'aménagement de zone (P.A.Z) des Z.A.C., qui
permettaient à l'Etat de substituer aux règles du P.O.S. de nouvelles règles permettant la
réalisation des Z.A.C que lui-même ou un de ses établissements publics initiait, ont été
supprimés.
Opération d'intérêt national, gouvernance et opérateurs

6 Le cas de la dernière opération d'intérêt national, ajoutée à la liste par le décret du 20 juillet 2005, est un peu
particulier dans la mesure où c'est précisément la transformation de l'établissement public Aéroports de Paris en
société privée qui a rendu nécessaire, compte tenu de l'importance nationale des aéroports concernés, de redonner à
l'Etat la compétence en matière d'urbanisme perdue par cette transformation.
L'intérêt national des opérations à entreprendre qui justifie l'établissement d'un droit dérogatoire
se traduit par une présence forte de l'Etat dans l'aménagement.
C'est pourquoi la quasi-totalité des opérations d'intérêt national s'appuie pour leur réalisation sur
un établissement public dont le périmètre d'intervention est au minimum celui de l'opération
d'intérêt national6 (le périmètre de compétence de l'établissement public est identique à celui de
l'opération d'intérêt national s'agissant de La Défense et Seine-Arche à Nanterre, mais il est plus
large en ville nouvelle).
A l'inverse, les grandes opérations d'urbanisme sur lesquelles l'Etat a créé un établissement public
d'aménagement n'ont pas systématiquement été accompagnées de la création d'une opération
d'intérêt national (Plaine-de-France, Mantois Seine-Aval).
La formule de l'établissement public n'est pas la seule possible même si elle a fait ses preuves
dans le domaine de l'aménagement.
L'E.P.A. peut de plein droit prendre l'initiative des opérations (1er alinéa de l'article L 311-1 du
code de l'urbanisme) :
- Il peut également en être l'aménageur.
- Il peut en outre se voir délégué l'exercice du droit de préemption urbain ou être directement
désigné comme titulaire du droit de préemption d'une zone d'aménagement différé (2ème alinéa de
l'article L 212-2 du code de l'urbanisme).
Un périmètre d'opération d'intérêt national a logiquement vocation a être délimité sur les secteurs
stratégiques d'un territoire et/ou ceux sur lesquels la mutabilité des sols permet d'envisager
prioritairement des opérations d'aménagement (en ville nouvelle, les centres existants des
communes n'ont pas été inclus dans le périmètre d'opération d'intérêt national).
Mais ce périmètre peut être inclus dans des périmètres plus larges :
o de "gouvernance" du territoire (qui peut prendre la forme d'un syndicat mixte, d'un
groupement d'intérêt public,…),
o de compétence d'opérateurs, existant ou à créer :
- en matière de réflexion sur un projet de territoire et d'ingénierie de projet (agence d'urbanisme,
établissement public, syndicat d'études, association,…),
- en matière d'aménagement opérationnel (établissement public d'aménagement, société
d'économie mixte,…).
L'accord et les engagements de l'Etat et des collectivités peuvent enfin être matérialisés, sous des
formes diverses, par un protocole, portant sur la gouvernance du territoire, les périmètres, les
éléments d'orientation et de programmation, les opérateurs à créer ou à mobiliser,… (cf.
Protocoles Etat - Ville de Nanterre, premier Protocole Plaine-de-France,…).
La mise en oeuvre et le financement des opérations peuvent également être encadrée par des
protocoles (cf. Programmes Mantes-en-Yvelines I et II, Protocole financier Plaine de France
2000-2006, Conventions triennales en villes nouvelles,…).


RAPPORT D'ETAPE
DU PREFET DE LA REGION ILE-DE-FRANCE
AU
PREMIER MINISTRE
GRAND PROJET D'URBANISME D'INTERET NATIONAL
"MASSY, SACLAY,
VERSAILLES, SAINT QUENTIN-EN-YVELINES"
5 Janvier 2006
PREFECTURE DE LA REGION D'ILE-DE-FRANCE


5 Janvier 2006
Rapport
au
Premier Ministre

Le présent rapport vous rend compte des démarches que j'ai
conduites auprès des élus conformément à la mission que vous
m'avez confi ée le 18 novembre 2005.
En 1994, le schéma directeur de la région Ile-de-France a qualifi é
le plateau de Saclay de centre d'envergure européenne et de " site
stratégique ". Le contrat de plan Etat Région l'a reconnu comme
territoire prioritaire.
Ce territoire rassemble le plus grand ensemble national d'enseignement
supérieur et de recherche. L'un des objectifs est d'y accueillir le coeur
du pôle de compétitivité mondial Systém@tic et de favoriser, à partir
de ce pôle, la convergence " NBIC " entre les Nanotechnologies, la
Biologie, l'Informatique et les Communications.
Ce territoire, qui s'étend de Massy, à Saint-Quentin-en-Yvelines et
Versailles, en englobant le plateau de Saclay, doit devenir le moteur
d'un nouveau développement économique pour la région et pour la
nation et faire jeu égal avec les plus grandes technopoles mondiales.
Cela suppose d'y créer les conditions optimales pour accueillir des
activités d'excellence et concurremment d'y construire des logements
en nombre adapté aux emplois actuels et futurs.
Après les nombreuses réfl exions et études menées ces quinze dernières
années, il s'agit de conduire sur le territoire une " grande opération
d'urbanisme d'intérêt national ", dans ses différentes composantes
économiques et résidentielles.
La démarche de concertation préalable a cherché à défi nir quelles
modalités d'implication de l'Etat, aux côtés des collectivités territoriales,
permettraient de garantir les réalisations escomptées.
Le gouvernement a fi xé trois orientations :
- Conférer au plan international une forte attractivité pour les
entreprises, les organismes de recherche et d'enseignement
supérieur, leurs collaborateurs et leurs familles.
Mettre en synergie les pôles d'excellence existants et futurs des
Yvelines et de l'Essonne.
Inscrire ce processus dans un projet urbain ambitieux, doté
d'une identité forte, qui permette de développer une offre de
logements adaptée.
3

J'ai réuni le représentant du président du Conseil Régional, les
présidents des Conseils Généraux de l'Essonne et des Yvelines,
les présidents des intercommunalités, les députés et les maires des
communes du périmètre exploratoire, à deux reprises, avec le préfet
de l'Essonne le 22 novembre 2005 d'une part, et avec le préfet des
Yvelines le 2 décembre 2005 de l'autre.
Ces contacts ont été complétés par les analyses d'experts, connaissant
bien le territoire, ainsi que par les très nombreuses réfl exions et études
menées, notamment dans le cadre du centre d'envergure européenne,
labellisé par le SDRIF de 1994.
Ce rapport trace, dans un premier temps, un bref descriptif du secteur
et de ses enjeux. Il évoque ensuite les contacts et les deux réunions
avec les élus du territoire. Puis il aborde successivement le projet, les
différents périmètres d'intervention, l'organisation de la gouvernance,
les principes de conduite de la deuxième étape.
4

I-Bref descriptif et enjeux
1) Caractéristiques du territoire
Le territoire rassemble des ressources exceptionnelles de recherche
et d'enseignement supérieur, résultant de 50 ans de politique de
développement scientifi que, sans que la puissance publique ait
jamais réussi à organiser son développement territorial raisonné et
coordonné.
L'initiative du Premier Ministre en 2005 est donc attendue comme
devant mettre fi n à une trop longue période de tergiversation
généralisée.
Avec plus de 600.000 habitants, le périmètre exploratoire de Saint-
Quentin-en-Yvelines, Versailles,Vélizy, Saclay, Massy est de la taille
d'une grande agglomération de province. Son taux d'emploi est
élevé, 1,11 emplois par actif résidant, pour une production de
2000 logements par an, voisine du point mort. L'insuffi sance de
la construction de logements est un obstacle à la compétitivité du
territoire.
5

Dans ce périmètre, la desserte et la qualité des services des
transports en commun sont insuffi santes malgré des atouts forts :
la gare TGV de Massy, les RER B et C. Les deux zones d'activité,
très importantes au plan régional, de Vélizy (28 000 emplois en
Yvelines) et Courtaboeuf (24 000 emplois en Essonne) dépendent
très largement de la voiture particulière, car elles n'ont pas encore
de transport en commun lourd. Le plateau de Saclay avec 17 000
emplois, comme la plaine de Massy, sont mal desservis. Au total,
la part des déplacements en transport collectif reste anormalement
modeste.
Bien que structurée par A86-N286 au nord, A6 et A12 à l'est et
à l'ouest, N118 au centre, la desserte routière du territoire reste
insuffi sante et incompatible avec le développement de la zone. Les
liaisons est-ouest et nord-sud sont diffi ciles.
La géographie et l'histoire du plateau au centre du secteur en font
un territoire sensible. Château d'eau du Parc de Versailles, lieu
d'implantation de fermes royales, siège aujourd'hui d'une dizaine
d'exploitations agricoles, il a été traversé par les infrastructures
du XX ème siècle (lignes haute tension, voies rapides) et occupé,
tel un lotissement de grandes parcelles, par des institutions
d'enseignement supérieur et centres de recherche publics et privés
prestigieux: Universités de Paris XI et de Versailles Saint Quentin,
Ecole Polytechnique, SUPELEC, CEA, CEP, HEC, INRIA,
INRA, Institut d'Optique, ONERA, ENSIA, synchrotron Soleil,
Technocentre Renault, Nortell, Danone, Thalès, Motorola, centre
de recherche de PSA, ... Il est bordé au sud par le parc naturel de la
haute vallée de Chevreuse.
Administrativement et même psychologiquement, ce territoire est
coupé en deux par la limite départementale créée dans l'ancien
département de Seine et Oise au début des années 60. Cette limite
a généré deux versants: l'un privilégiant l'installation d'entreprises
de haute technologie et de recherche privée côté Yvelines, l'autre les
centres d'enseignement et de recherche publics côté Essonne.
2) Enjeux
Il s'agit de permettre le développement du projet Systém@tic et
de favoriser la convergence NBIC: nanotechnologies, biologie,
informatique, communications.
Pôle mondial de compétitivité, il demande un territoire organisé
pour l'accueillir, comportant tous les services attendus d'une ville :
6

un développement urbain dans toutes ses composantes logements,
transports, équipements publics et privés, espaces verts mais aussi
importants espaces naturels et agricoles à proximité.
Ce territoire participe également au développement du pôle de
compétitivité mondial MédiTechSanté et accueillera, sur le plateau
de Satory, le projet Vestapolis.
Quel que soit le concept d'aménagement fi nalement adopté (parc
urbain ?) il s'agit à l'évidence de faire autre chose qu'une ville
nouvelle des années 70.
Le lieu résultant doit être attractif, reconnu, identifi able, bien desservi
pour un projet d'envergure internationale, doté de centralités
assurant l'accueil et la rencontre des entreprises, des enseignants et
des chercheurs et porteuses de l'image du pôle.
7

II Les contacts avec les collectivités territoriales
Après les premiers contacts exploratoires, la forte imprégnation du
découpage départemental a conduit à réunir, dans un premier temps,
les élus de l'Essonne d'une part, des Yvelines de l'autre.
Je souligne le climat positif qui a présidé aux réunions.
Les élus ont perçu l'importance d'une plus grande implication de
l'Etat, facilitant notamment la mise en cohérence des projets, sans
déposséder les élus de leurs pouvoirs en la matière. A plusieurs
reprises le nécessaire déblocage de situations a été évoqué, et les
discussions ont convergé sur la nécessité d'une gouvernance souple
mais ferme, apte à prendre des décisions opérationnelles.
La dimension des enjeux régionaux et nationaux, le principe
d'une démarche partenariale entre l'Etat et les collectivités font
consensus.
L'OIN est perçue comme un élément positif, dans une confi guration
qui la limite, à l'intérieur du périmètre exploratoire, aux lieux à enjeux,
identifi és sur une ou plusieurs communes contiguës.
Du fait même du mode de vie des habitants, travaillant ici, habitant là,
et du fonctionnement sur le territoire des entreprises et des centres
d'enseignement supérieur et de recherche, les élus ont clairement
exprimé leur envie et leur intérêt à partager les complémentarités, à
organiser entre les deux départements les mises en cohérences tout
en conservant une identité départementale devenue très forte. Dans
cette optique, la nécessaire vision globale et partagée entre les deux
départements devra tenir compte de deux réalités au fur et à mesure
de l'avancement du projet.
Globalement, l'accord se fait autour d'un objectif, à défi nir, de
construction de logements, pas seulement sociaux, à condition que
cela s'accompagne d'un objectif de développement économique au
sein d'un projet complet.
8

L'attente en matière d'infrastructures de déplacement est forte,
la question du foncier est cruciale. En particulier, les surfaces
importantes qui sont propriété de l'Etat ou de ses établissements
publics ont une importance stratégique dans la réussite du projet.
La préservation d'espaces naturels et agricoles sur le plateau,
l'articulation avec le parc naturel régional seront déterminantes.
Une première conclusion peut être dégagée à l'issue de ces premiers
contacts: un consensus existe d'ores et déjà pour la création d'une
agence d'urbanisme couvrant le périmètre d'infl uence sur les deux
départements.
9

III Le projet
L'ambition de Systém@tic et de la convergence " NBIC " entre les
nanotechnologies, la biologie, l'informatique et les communications
est de faire de ce territoire le moteur d'un nouveau développement
économique pour la région et pour la nation, à l'égal des plus grandes
technopoles mondiales.
Les perspectives à long terme se situent entre 50 et 100 000 emplois
nouveaux à créer.
Nulle part en France n'a été réalisée une opération d'une telle
importance. Sophia Antipolis, qui est notre modèle français le plus
abouti, accueille 27 000 emplois. Elle a été réalisée en quarante ans.
Selon ses acteurs, il manque aujourd'hui à cette réalisation un centre
de vie, des logements.
La réussite suppose, bien plus qu'ailleurs, de savoir :
Créer un concept clair et lisible susceptible de donner une
image forte et internationalement reconnue au territoire,
Défi nir, fi nancer et réaliser les équipements, notamment ceux
qui seront nécessaires à la fertilisation croisée enseignement
recherche, développement.
C'est la tâche des pôles de compétitivité.
Articuler à grande échelle développement, logement,
infrastructures de transport, protection d'espaces naturels et
agricoles
Etablir un partenariat effi cace et stable sur le long terme
(trente ans) entre État et collectivités territoriales.
Faire preuve de souplesse et de réactivité, en fonction des
inévitables mutations économiques, incluant progressivité,
articulation avec l'existant, adaptation à la demande,
reconversions éventuelles.
Etablir une cohérence très forte des actions sur le territoire,
qu'il s'agisse de l'aménagement, de l'animation, du marketing,
des équipements.
C'est l'objet de la gouvernance du territoire.
Sur ces bases, un projet peut être esquissé.
D'ores et déjà, l'expression parc naturel urbain a été citée. Elle
10

suppose une forme d'aménagement qui permette d'articuler vallées
et plateaux. Il faudra conjuguer pour cela une densifi cation raisonnée
en centre ville, autour des gares notamment, et un aménagement
particulièrement attentif au développement durable et au cadre de
vie.
La réalisation d'un projet de cette envergure implique le
développement de plusieurs centralités, adossées aux centres
urbains existants, mais la visibilité mondiale de System@tic et de
la convergence NBIC exige peut être la création d'un centre de vie
fédérateur, porteur de l'image du territoire.
La création de parcs technologiques ayant une image forte, dotés
d'une offre de services aux sociétés innovantes, notamment aux
PME et PMI, et partageant des moyens d'essais lourds avec les
laboratoires publics fera partie du projet.
Selon les termes de Christian Blanc il s'agit de créer les conditions
d'un " écosystème de la croissance " à partir de la recherche, de
l'enseignement supérieur et des entreprises de hautes technologies,
avec un effet d'entraînement sur la région et sur le pays.
Parallèlement, la localisation des logements nécessaires au
développement du territoire et à l'attractivité de l'Ile de France
nécessite de viser un équilibre global, sur le plateau et dans les
vallées, qualitatif et quantitatif, tant pour loger les actifs du pôle de
compétitivité que pour ceux de l'économie résidentielle.
La structuration du territoire de ce pôle mondial postule
vraisemblablement la réalisation d'une infrastructure de transport
en commun lourd, le reliant via le réseau régional, à l'Europe et
au monde par le réseau TGV (100 millions de voyageurs/an) et les
aéroports d'Orly et Roissy (65 millions de voyageurs/an).
Il serait en effet paradoxal qu'un pôle mondial, ayant vocation à
tisser des liens étroits avec d'autres régions européennes, soit relié
par les seuls services de transports actuels au reste de l'Europe et au
monde. La liaison régionale à ces réseaux européens et mondiaux est
donc essentielle.
La préservation du cadre de vie des habitants, essentiellement localisés
dans les vallées, comme la desserte des différentes composantes
urbaines des pôles de compétitivité impliquent d'envisager un tracé
de ce transport en commun lourd sur le plateau, le cas échéant en
solution variante de la tangentielle Sud-Ouest. Il va de soi qu'un tel
11

transport devrait desservir les centres de vie et irriguer les différentes
composantes du projet de territoire.
Fédérateur, il aurait l'avantage tant pour les habitants que pour les
entreprises de diminuer considérablement le temps d'accès au réseau
RER, au TGV et aux aéroports d'Orly et de Roissy. L'accélération de
la mise en oeuvre de l'actuel TCSP de Massy à Polytechnique, dont le
tracé permet une évolution vers un transport collectif lourd, est un
premier pas dans cette direction.
En outre, la réalisation du barreau sud du contournement TGV de
l'Ile-de-France accroîtrait considérablement l'effi cacité du système
de transport ferré et aérien. Il pourrait réduire à moins d'une heure
le temps d'accès de ce territoire à l'aéroport de Roissy mais aussi
à d'autres gares du réseau TGV, ainsi qu'au coeur de Paris, de la
Bibliothèque de France au Quartier Latin.
A court terme les aménagements prévus au CPER pour l'amélioration
de la régularité de la liaison entre la gare TGV de Massy et Roissy
apporteront un gain essentiel. Il est urgent de fi naliser les ultimes
mises au point du projet.
L'offre de terrains aménagés passe également par un réseau
d'infrastructures routières primaires permettant de lever les
diffi cultés de circulation actuelles.
En particulier, le nécessaire lien entre l'est et l'ouest du territoire
pourrait être abordé lors du débat public sur le prolongement de
l'A 12 et son articulation avec le projet départemental concernant
la RD 36. Un aménagement de type voie express convenablement
dimensionné et branché, assurerait, conjugué à A 86, une desserte
maillée du plateau.
Décisives pour la crédibilité du projet, des décisions susceptibles
de dégager une offre foncière immédiate sont nécessaires afi n
d'enclencher les premières installations d'activités du pôle de
compétitivité et être à même d'accueillir toute grande structure
susceptible de s'implanter.
Dans cette logique, à court comme à moyen terme, les terrains
appartenant à l'Etat ou aux divers établissements sous sa tutelle
revêtent une importance stratégique. Souvent situés dans des
secteurs urbanisables ou mutables du SDRIF, ils permettent en
l'état actuel, diversifi é, de leur occupation, d'accueillir des activités
ou des logements. Un inventaire immobilier, Ministère par Ministère,
12

Etablissement par Etablissement, devra être conduit, afi n de
cerner l'ampleur, la nature et le type d'activités ou de programmes
susceptibles d'être accueillies.
Parmi ces terrains, deux territoires revêtent une importance
particulière. Placé au centre du plateau de Saclay, le Centre d'Essai
des Propulseurs n'occupe qu'une partie de l'ensemble des terrains
qui lui sont affectés. Une réfl exion pourrait être engagée afi n de
valoriser mieux son emplacement exceptionnel, dans le cadre du
projet global d'aménagement.
De même il conviendra, après avoir examiné dans quelle mesure les
différentes options actuellement envisagées concernant l'utilisation
du foncier aujourd'hui disponible sur le plateau de Satory sont
compatibles entre elles (Vestapolis, logement…) de proposer des
orientations fortes quant à l'avenir de ce plateau.
13

IV-Périmètres, gouvernance et contractualisation
1) Périmètres
De St Quentin en Yvelines à Massy en passant par Versailles
et Saclay, le périmètre exploratoire compte 50 communes et 3
intercommunalités, sur les 2 départements de l'Essonne et des
Yvelines. Ce périmètre d'infl uence a reçu l'assentiment des élus. Il
est précisé en annexe 1.
A l'intérieur, il convient de délimiter un espace de projet, coeur
de cible, qui fera l'objet de l'OIN. Il reste à défi nir. Il est proposé
qu'il soit arrêté selon les principes retenus au cours des contacts
exploratoires : délimitation à la parcelle des seuls lieux à enjeux à
l'intérieur d'une ou plusieurs communes contiguës, sans nécessaire
continuité territoriale.
Il s'agit de distinguer les espaces en prise directe avec le projet de
ceux qui relèvent de son accompagnement dans un cadre global et
contractuel à défi nir. A titre d'exemple, la création de logements par
densifi cation urbaine autour des gares RER relève de cette deuxième
catégorie.
Ces principes ont reçu l'assentiment général.
Afi n d'engager la concertation tant avec les élus qu'au sein des
différents ministères, je propose de retenir, comme première base
de discussion sur le périmètre de l'OIN, les emprises urbanisables
au SDRIF, ainsi que les espaces à enjeux susceptibles de muter en
tout ou partie : le Centre d'Essai des Propulseurs, la zone d'activité
de Courtaboeuf et d'une façon générale les propriétés de l'Etat et
de ses établissements publics présentant un intérêt pour le projet,
notamment dans le triangle de Saclay, côté est de St Quentin en
Yvelines, et à Versailles-Satory.
Le plan des surfaces urbanisables et mutables au SDRIF, joint en
annexe, situe les lieux concernés à priori par le périmètre de l'OIN.
Au cours de l'élaboration du schéma directeur du plateau de Saclay,
une importante zone d'aménagement différé (ZAD), portant sur
environ 600 hectares, avait été instituée par décret du 10 avril 1991,
sur les emprises destinées à recevoir des développements. Mais cette
disposition est arrivée à expiration, depuis mai 2005.
14

Afi n de protéger les espaces à urbaniser des risques de spéculation
foncière, il est proposé de pré zader à nouveau ces lieux dans
les meilleurs délais: cette action souple et limitée dans le temps
préserverait la maîtrise des réalisations escomptées et ses marges de
manoeuvre fi nancière. Le délai de 2 ans ouvert par cette procédure
permettrait de mettre au point avec les différentes collectivités les
périmètres précis et les bénéfi ciaires de la ZAD, dans un délai
compatible avec la mise au point du projet global.
2 ) Gouvernance
Un consensus s'est établi autour des grandes fonctionnalités de la
structure de gouvernance : souple mais ferme, apte à débloquer les
contradictions locales dans l'intérêt général, sans déposséder les élus
de leurs pouvoirs, en capacité de mettre en cohérence les projets
locaux et de les porter à la hauteur de l'ambition nationale du pôle
de compétitivité, se centrant sur les seuls lieux structurants, ouverte
aux partenariats et sachant déléguer.
En revanche, la forme juridique de cette gouvernance fait l'objet de
débats.
Un consensus existe concernant la nécessité d'une agence
d'urbanisme sur le périmètre d'infl uence du projet. Elle assurerait
la connaissance des territoires et de leurs évolutions, donnerait
à l'ensemble des acteurs le cadre de référence de leurs actions
et garantirait la cohérence de l'aménagement urbain d'ensemble
comme de ses rapports avec le parc naturel régional, l'agriculture et
les espaces naturels, dans une logique de développement durable.
Trans-départementale, elle rétablirait un lieu où les besoins des
habitants travaillant ici et résidant là, et ceux des entreprises
pourraient être pris en compte globalement.
Au stade actuel de la réfl exion, une agence d'urbanisme représenterait
un progrès indéniable par rapport à la situation actuelle d'émiettement
des projets : c'est pourquoi je propose de la retenir et d'en engager la
mise en place sans délai.
Mais sur un périmètre large, 38 000 hectares soit 4 fois la surface
de Paris, et 50 communes, une telle agence ne sera toutefois pas
en mesure de conduire le projet coeur de cible, dans toutes ses
composantes d'aménagement urbain et d'accueil d'activités. On doit
constater à ce stade qu'il n'existe aucun outil opérationnel suffi sant
15

pour assurer la " production " des aménagements à conduire.
L'initiative devra donc être poussée plus avant.
Le président du Parc Naturel Régional de la haute vallée de Chevreuse,
consulté, a émis un avis favorable au projet. Il conviendra d'associer
le PNR, d'une manière à défi nir, au dispositif de gouvernance.
3 ) La base contractuelle
a ) Les logements
L'objectif du mandat du gouvernement au Préfet de Région pour
la révision du SDRIF s'établit à 60 000 logements par an en Ile de
France. Décliné sur le périmètre d'infl uence, cet objectif correspond
à 5 000 logements par an en rythme de croisière, soit le niveau atteint
peu ou prou sur ce territoire quelques années auparavant. Une
première tranche prioritaire de logements nouveaux est à localiser
en relation notamment avec le foncier mobilisable et les moyens de
transport actuels et futurs.
b ) Le coeur de cible
Le coeur de cible comporte deux sortes de territoires: les principaux
espaces urbanisables du SDRIF et les espaces actuellement
urbanisés mais mutables. Ces derniers sont essentiellement des
zones d'activité; leur évolution est à la fois inéluctable et nécessaire
au projet d'aménagement.
La cartographie de ces espaces permet de situer les ordres de
grandeur des capacités d'accueil ou d'évolution :
300 hectares sur St Quentin en Yvelines
300 hectares sur Grand Parc dont 200 hectares de tissu
ancien
700 hectares sur la CAPS, dont 200 hectares de tissu ancien
700 hectares sur le secteur de Massy dont plus de 300 hectares
de tissu ancien
c ) Le foncier
L'Etat, ses établissements publics, la Région, les départements, les
EPCI et les communes sont propriétaires d'emprises importantes
sur le territoire.
16

En particulier, le foncier appartenant à l'Etat et à ses établissements
publics revêt une importance stratégique, compte tenu de sa
situation. Il sera un atout considérable pour la réalisation cohérente
et organisée du projet.
d ) Les déplacements
Le tracé d'un transport en commun lourd, montant sur le plateau et
reliant les pôles générateurs de trafi c actuels et futurs de Saint Quentin
en Yvelines- Versailles- Saclay-Massy parait déterminant pour la
complémentarité Essonne Yvelines. Structurant, il déterminerait le
schéma d'ensemble ainsi que les premières implantations d'accueil
des pôles de compétitivité.
Il est proposé qu'une étude pilotée par le STIF soit lancée dans les
plus brefs délais.
Le maillage routier permettant une bonne accessibilité du secteur
et facilitant les déplacements au sein du territoire devra faire l'objet
d'études approfondies.
e ) La viabilisation primaire
Une première étude de dimensionnement des besoins en équipements
primaires doit être également lancée au plus tôt : eau potable, eaux
pluviales et usées, haut débit, voiries…
17
ANNEXES
o liste des communes du périmètre d'infl uence du projet
o carte des surfaces urbanisables et mutables au SDRIF
o comptes-rendus des réunions avec les élus

78073 BOIS-D'ARCY 91044 BALLAINVILLIERS
78117 BUC 91064 BIEVRES
78143 CHATEAUFORT 91122 BURES-SUR-YVETTE
78158 LE CHESNAY 91136 CHAMPLAN
78168 COIGNIERES 91161 CHILLY-MAZARIN
78208 ELANCOURT 91216 EPINAY-SUR-ORGE
78242 FONTENAY-LE-FLEURY 91272 GIF-SUR-YVETTE
78297 GUYANCOURT 91275 GOMETZ-LE-CHATEL
78322 JOUY-EN-JOSAS 91312 IGNY
78343 LES LOGES-EN-JOSAS 91345 LONGJUMEAU
78356 MAGNY-LES-HAMEAUX 91363 MARCOUSSIS
78383 MAUREPAS 91377 MASSY
78423 MONTIGNY-LE-BRETONNEUX 91432 MORANGIS
78490 PLAISIR 91458 NOZAY
78524 ROCQUENCOURT 91471 ORSAY
78545 SAINT-CYR-L'ECOLE 91477 PALAISEAU
78620 TOUSSUS-LE-NOBLE 91534 SACLAY
78621 TRAPPES 91538 SAINT-AUBIN
78640 VELIZY-VILLACOUBLAY 91587 SAULX-LES-CHARTREUX
78644 LA VERRIERE 91635 VAUHALLAN
78646 VERSAILLES 91645 VERRIERES LE BUISSON
78686 VIROFLAY 91661 VILLEBON-SUR-YVETTE
78688 VOISINS-LE-BRETONNEUX 91665 LA VILLE-DU-BOIS
91666 VILLEJUST
91679 VILLIERS-LE-BACLE
91689 WISSOUS
91692 LES ULIS
LISTE DES COMMUNES DU PERIMETRE D'INFLUENCE
DU PROJET
Annexe 1
21


Grande opération d'urbanisme d'intérêt national
Massy-Saclay - Versailles - Saint Quentin-en-Yvelines
sous la présidence du Préfet de Région
le 22 novembre 2005 à 16h30 en sous-préfecture de
Palaiseau
Interventions
Accueil et introduction par le préfet B.Fragneau.
Le préfet B.Landrieu
- Quel est le sens de l'OIN :
· l'État est prêt à s'engager pour le développement du territoire
· ce secteur est le fl euron du potentiel d'activité de la région
· nécessité de l'attractivité de l'Ile de France qui repose sur ses
capacités d'innovation dans les hautes technologies et sur le
logement. Ce sont les deux raisons pour lesquelles l'État souhaite
s'impliquer.
· La solution n'est pas déterminée, nous sommes dans une
démarche partenariale et innovante. Le préfet vient écouter les
élus.
- L'OIN est une disposition du code de l'urbanisme qui permet à l'État
d'être compétent pour les PC et les ZAC( mais il peut déléguer ces
compétences). L'objectif avec l'OIN est : davantage d'autorité et en
conséquence aller plus vite avec les moyens juridiques qu'apporte
l'État.
- l'OIN n'est pas une ville nouvelle, ce n'est pas nécessairement
un EPA, on ne remet pas en cause la coopération intercommunale
existante, ce n'est pas forcément sur l'intégralité du territoire des
communes concernées. On peut envisager des découpages en " peau
de léopard "
- Le sujet des moyens de transport, notamment en transport collectif,
n'est pas tabou et on pourra en débattre.
- En ingénierie l'État est prêt à s'investir en temps d'hommes, de
techniciens et d'ingénieurs dans ce projet.
- Calendrier, rapport au gouvernement pour le 15 décembre, décision
du gouvernement pour la fi n du printemps.
Le Président Berson
- d'accord sur les enjeux régionaux et nationaux (emploi+logement),
et sur la démarche partenariale Etat-collectivités ; c'est important
pour l'Essonne
- L'OIN s'impose aux SCOT et aux PLU ; au vue de la liste annexée
dans la lettre de mission, le périmètre est très large et correspond
au CEE . Celui-ci peut-il être opérationnel ? ne devons nous pas
concentrer nos efforts ? La lettre de mission du Premier Ministre
précise qu'il y a périmètre du projet et périmètre d'infl uence, c'est
une distinction importante.
Annexe 3
24

25
- même si l'on souhaite de la souplesse, il faut tout de même une
instance de gouvernance qui puisse fi xer les priorités et qui arbitre,
avec un mandat clair et partagé par tous.
- Partage la nécessité de faire des logements, tous les types de
logement.
Le préfet B.Landrieu
- l'OIN " C'est plus d'État ", mais l'État sait déléguer.
Le Président Lamy
- accord sur l'État qui impulse et coordonne.
- rappel de la mention délibérée à l'unanimité par les élus de la CAPS
le 29 septembre ; refus d'une ville nouvelle, ne voit pas la nécessité
d'un EPA, une structure de gouvernance souple sera suffi sante.
- préservation des 2 000 ha agricoles, respect des orientations défi nies
par les élus.
- Deux périmètres: un périmètre d'infl uence qui peut correspondre au
CEE élargi et un périmètre de projet dont le Plateau de Saclay du
DIPS (91+78) peut être le socle.
- outil d'ingénierie, possibilité d'une Agence d'Urbanisme et de
Développement. Démarche en cours avec la CA St Quentin, on peut
élargir son périmètre.
- problématique centrale des transports avec la nécessité de réaliser
rapidement les TCSP Massy-st Quentin, Massy Orly et Massy-les
Ulis, et de s'interroger sur un lien Nord-sud.
- problématique du logement, 13 000 logements manquent, comme
l'a souligné le projet de territoire élaboré par le conseil général ;
il faut passer des déclarations à l'action ; certains élus n'ont pas
pris conscience de l'urgence, l'OIN pourrait les y aider ; pour sa
part le projet de PLU de Palaiseau prévoit la construction de 1700
logements.
- le territoire doit être une vitrine pour l'Ile de France, dans une
logique du développement durable.
Le préfet B.Landrieu
- d'accord pour un outil de gouvernance souple et partenarial mais il
faut qu'il soit fort. Le contexte est que sur l'OIN de Mantes, il y a
déjà un EPA (l'EPAMSA). Pour Seine Amont un EPA est souhaité.
Mme. Marie Pierre Digard, conseillère régionale et présidente de
l'ARENE (représentant le président Huchon)
- incompréhension sur la logique de l'action de l'État alors que
décentralisation du SDRIF.
- le problème est en parti foncier, où en est l'État sur l'Établissement
Foncier Régional ?
- la structuration intercommunale est importante sur ce territoire, il
faut s'y appuyer.

M. Bernard Mantienne maire de Verrières le Buisson
- l'enjeu est l'agriculture. Elle n'est peut-être pas vitale pour les
populations mais elle l'est pour la société française.
- le travail réalisé par Terre&Cité était à ce titre très intéressant.
Le préfet B.Landrieu:
- les préoccupations environnementales ne sont pas absentes de cette
démarche (largement abordées dans le mandat SDRIF), il faut lier
les deux mandats.
- Le SDRIF de 1974 prévoyait sur l'ensemble du territoire (Yvelines
et Essonne) une surface de 950 hectares urbanisables, tout en
préservant d'importants espaces naturels. 730 hectares restent à
consommer. L'État a le souhait d'accompagner le projet. Mais cela
ne se fera pas sans logement. Le constat est que l'Ile-de-France perd
de son attractivité faute de logements en nombre suffi sant.
M. Paul Loridant, maire des Ulis
- d'accord pour un État catalyseur.
- problématique essentielle des transports.
- problématique des logements et de leur diffusion sur le territoire,
sans pour autant vouloir refaire les Ulis.
- d'accord pour que Courtaboeuf appartienne dans sa globalité au
périmètre de projet.
M. Guyosionnest ( directeur économie de services de Wissous)
- nombreuses démarches et réfl exions existent déjà.
- la priorité c'est l'économie et non le logement, il faut créer de la
richesse.
- chacun doit pouvoir exercer leurs compétences, en particulier les
élus.
- aujourd'hui, il faut passer à la vitesse supérieure.
M. Philippe Janin maire de Bures sur Yvette
- conscience des enjeux.
- lutter contre l'étalement urbain, densifi er la ville sur la ville.
- volonté de réaliser des logements sociaux mais le foncier est trop
cher.
26
M. Vincent Delahaye, maire de Massy
- la prochaine CA devrait répondre à ces ambitions.
- accord pour être des acteurs de cette opération.
- quelle opérationnalité pour le projet de territoire (2003) ?
- pas de refus à priori d'un EPA.
- mais attention de ne pas déposséder les communes de leur rôle,
donc, nécessité de travailler avec les élus locaux car porteur des
préoccupations des habitants qu'il faut également concerter. Le
projet ne pourra pas se faire sans eux.
- le périmètre de projet pourrait déborder sur Massy voire sur
Courtaboeuf.
- volonté de réaliser un SCOT et un PLH avec la CAPS.

27
- besoin de subvention pour acheter le foncier.
- il ne faudrait pas se limiter à la cote 150 du plateau. Le plateau n'est
pas un vide à combler.
- il faut associer la population en amont.
M. Dominique Fontenaille maire de Villebon
- les communes sont très contraintes ( PEB, SDL) alors qu'elles
souhaitent réaliser des projets. Certaines terrains agricoles ne sont
plus exploitées sur Villebon, nous souhaitons pouvoir les urbaniser
même si cela n'était pas prévu au SDL.
M. Le député Lasbordes
- le logement n'est pas la seule raison du manque d'attractivité de l'Ile-de-
France
- nécessité de la protection d'un cadre de vie.
- d'accord pour un État Catalyseur mais les élus ont des projets.
Mme. Claudine Hecquet maire de St Aubin
- ne pas réduire le périmètre de projet au plateau.
- le développement des Hautes Technologies peut se concentrer sur
celui-ci, mais le logement doit se diffuser.
Le préfet B.Landrieu
- le périmètre d'étude peut être un ensemble de petits périmètres non
contigus (concept de la peau de léopard ; la procédure des ZAD peut
s'appliquer.
Le Président Berson
- le projet de loi sur l'Engagement National pour le logement ne
contient pas à l'heure actuelle de disposition sur les OIN ; on doit
considérer que ce sont les textes actuels qui s'appliquent.. Pour sa
mise en oeuvre il faut travailler ensemble la base contractuelle.
- quelques réfl exions personnelles : il n' y a pas d'OIN en France
sans EPA. C'est un outil stratégique fort avec des vraies décisions
et un outil opérationnel mais de nombreuses questions se posent, en
particulier la composition du conseil d'administration, les modalités
de la désignation du directeur, la défi nition de ses fonctions exactes,
les élus peuvent-ils détenir la majorité des sièges du conseil
d'administration d'un EPA; la nomination du directeur (dont le
rôle est majeur) peut il être soumis à l'avis préalable du conseil
d'administration ?

Le préfet B.Landrieu
- tout ceci peut en effet être discuté. L'EPAMSA est un exemple
proche, qui peut être étudié par les élus de l'Essonne.
Le Président Lamy
- il n'y a pas besoin d'EPA, les outils existent. Les deux problèmes
sont le foncier (l'État doit libérer son foncier et le vendre à la CAPS)
et le problème des communes qui ne souhaitent fi nalement pas
mettre en oeuvre les urbanisations prévues au SDL. L'OIN aidera à
trouver une solution à ce dernier problème.
Le préfet Landrieu
en conclusion:
- se réjouit de la qualité de la réunion et des échanges, ne note pas
d'opposition sur le principe d'une OIN.
- une réunion sera organisée avec des élus des deux départements
- pour alimenter la réfl exion des éléments peuvent être transmis aux
préfets de région et de départements.
- chacun doit prendre ses responsabilités. C'est au niveau de l'État et
des élus qu'il faudra s'engager, toute concertation sera possible par
ailleurs avec le monde économique et les habitants.
28

Grande opération d'urbanisme d'intérêt national
Massy-Saclay-Versailles-Saint Quentin-en-Yvelines
Réunion du 2 décembre 2005
en préfecture de Versailles
Le préfet Landrieu
o L'OIN n'est pas une nouvelle ville nouvelle. C'est un moyen
d'accélérer un certain nombre de choses.
o Un projet complet, même si c'est la problématique logement qui l'a
déclenché.
o Des compétences peuvent être déléguées aux élus.
o L'OIN ne concernera pas nécessairement la totalité des territoires
des communes concernées.
o Situation différente entre les deux départements (91 et 78). L'OIN
peut permettre de régler certaines questions dans les Yvelines
aussi ; cf Satory. Il faudra tenir compte des particularités de chaque
département dans la gouvernance.
o Pas de sujet tabou. Cf. problématique des infrastructures ; TCSP
entre Massy et Saint Quentin en Yvelines.
Le président Cadalbert
Sur ce territoire, le Conseil Régional est en phase avec l'Etat. Tous les
acteurs sont persuadés des potentialités.

ANNEXES
o liste des communes du périmètre d'infl uence du projet
o carte des surfaces urbanisables et mutables au SDRIF
o comptes-rendus des réunions avec les élus

78073 BOIS-D'ARCY 91044 BALLAINVILLIERS
78117 BUC 91064 BIEVRES
78143 CHATEAUFORT 91122 BURES-SUR-YVETTE
78158 LE CHESNAY 91136 CHAMPLAN
78168 COIGNIERES 91161 CHILLY-MAZARIN
78208 ELANCOURT 91216 EPINAY-SUR-ORGE
78242 FONTENAY-LE-FLEURY 91272 GIF-SUR-YVETTE
78297 GUYANCOURT 91275 GOMETZ-LE-CHATEL
78322 JOUY-EN-JOSAS 91312 IGNY
78343 LES LOGES-EN-JOSAS 91345 LONGJUMEAU
78356 MAGNY-LES-HAMEAUX 91363 MARCOUSSIS
78383 MAUREPAS 91377 MASSY
78423 MONTIGNY-LE-BRETONNEUX 91432 MORANGIS
78490 PLAISIR 91458 NOZAY
78524 ROCQUENCOURT 91471 ORSAY
78545 SAINT-CYR-L'ECOLE 91477 PALAISEAU
78620 TOUSSUS-LE-NOBLE 91534 SACLAY
78621 TRAPPES 91538 SAINT-AUBIN
78640 VELIZY-VILLACOUBLAY 91587 SAULX-LES-CHARTREUX
78644 LA VERRIERE 91635 VAUHALLAN
78646 VERSAILLES 91645 VERRIERES LE BUISSON
78686 VIROFLAY 91661 VILLEBON-SUR-YVETTE
78688 VOISINS-LE-BRETONNEUX 91665 LA VILLE-DU-BOIS
91666 VILLEJUST
91679 VILLIERS-LE-BACLE
91689 WISSOUS
91692 LES ULIS
LISTE DES COMMUNES DU PERIMETRE D'INFLUENCE
DU PROJET
Annexe 1
21


Grande opération d'urbanisme d'intérêt national
Massy-Saclay - Versailles - Saint Quentin-en-Yvelines
sous la présidence du Préfet de Région
le 22 novembre 2005 à 16h30 en sous-préfecture de
Palaiseau
Interventions
Accueil et introduction par le préfet B.Fragneau.
Le préfet B.Landrieu
- Quel est le sens de l'OIN :
· l'État est prêt à s'engager pour le développement du territoire
· ce secteur est le fl euron du potentiel d'activité de la région
· nécessité de l'attractivité de l'Ile de France qui repose sur ses
capacités d'innovation dans les hautes technologies et sur le
logement. Ce sont les deux raisons pour lesquelles l'État souhaite
s'impliquer.
· La solution n'est pas déterminée, nous sommes dans une
démarche partenariale et innovante. Le préfet vient écouter les
élus.
- L'OIN est une disposition du code de l'urbanisme qui permet à l'État
d'être compétent pour les PC et les ZAC( mais il peut déléguer ces
compétences). L'objectif avec l'OIN est : davantage d'autorité et en
conséquence aller plus vite avec les moyens juridiques qu'apporte
l'État.
- l'OIN n'est pas une ville nouvelle, ce n'est pas nécessairement
un EPA, on ne remet pas en cause la coopération intercommunale
existante, ce n'est pas forcément sur l'intégralité du territoire des
communes concernées. On peut envisager des découpages en " peau
de léopard "
- Le sujet des moyens de transport, notamment en transport collectif,
n'est pas tabou et on pourra en débattre.
- En ingénierie l'État est prêt à s'investir en temps d'hommes, de
techniciens et d'ingénieurs dans ce projet.
- Calendrier, rapport au gouvernement pour le 15 décembre, décision
du gouvernement pour la fi n du printemps.
Le Président Berson
- d'accord sur les enjeux régionaux et nationaux (emploi+logement),
et sur la démarche partenariale Etat-collectivités ; c'est important
pour l'Essonne
- L'OIN s'impose aux SCOT et aux PLU ; au vue de la liste annexée
dans la lettre de mission, le périmètre est très large et correspond
au CEE . Celui-ci peut-il être opérationnel ? ne devons nous pas
concentrer nos efforts ? La lettre de mission du Premier Ministre
précise qu'il y a périmètre du projet et périmètre d'infl uence, c'est
une distinction importante.
Annexe 3
24

25
- même si l'on souhaite de la souplesse, il faut tout de même une
instance de gouvernance qui puisse fi xer les priorités et qui arbitre,
avec un mandat clair et partagé par tous.
- Partage la nécessité de faire des logements, tous les types de
logement.
Le préfet B.Landrieu
- l'OIN " C'est plus d'État ", mais l'État sait déléguer.
Le Président Lamy
- accord sur l'État qui impulse et coordonne.
- rappel de la mention délibérée à l'unanimité par les élus de la CAPS
le 29 septembre ; refus d'une ville nouvelle, ne voit pas la nécessité
d'un EPA, une structure de gouvernance souple sera suffi sante.
- préservation des 2 000 ha agricoles, respect des orientations défi nies
par les élus.
- Deux périmètres: un périmètre d'infl uence qui peut correspondre au
CEE élargi et un périmètre de projet dont le Plateau de Saclay du
DIPS (91+78) peut être le socle.
- outil d'ingénierie, possibilité d'une Agence d'Urbanisme et de
Développement. Démarche en cours avec la CA St Quentin, on peut
élargir son périmètre.
- problématique centrale des transports avec la nécessité de réaliser
rapidement les TCSP Massy-st Quentin, Massy Orly et Massy-les
Ulis, et de s'interroger sur un lien Nord-sud.
- problématique du logement, 13 000 logements manquent, comme
l'a souligné le projet de territoire élaboré par le conseil général ;
il faut passer des déclarations à l'action ; certains élus n'ont pas
pris conscience de l'urgence, l'OIN pourrait les y aider ; pour sa
part le projet de PLU de Palaiseau prévoit la construction de 1700
logements.
- le territoire doit être une vitrine pour l'Ile de France, dans une
logique du développement durable.
Le préfet B.Landrieu
- d'accord pour un outil de gouvernance souple et partenarial mais il
faut qu'il soit fort. Le contexte est que sur l'OIN de Mantes, il y a
déjà un EPA (l'EPAMSA). Pour Seine Amont un EPA est souhaité.
Mme. Marie Pierre Digard, conseillère régionale et présidente de
l'ARENE (représentant le président Huchon)
- incompréhension sur la logique de l'action de l'État alors que
décentralisation du SDRIF.
- le problème est en parti foncier, où en est l'État sur l'Établissement
Foncier Régional ?
- la structuration intercommunale est importante sur ce territoire, il
faut s'y appuyer.

M. Bernard Mantienne maire de Verrières le Buisson
- l'enjeu est l'agriculture. Elle n'est peut-être pas vitale pour les
populations mais elle l'est pour la société française.
- le travail réalisé par Terre&Cité était à ce titre très intéressant.
Le préfet B.Landrieu:
- les préoccupations environnementales ne sont pas absentes de cette
démarche (largement abordées dans le mandat SDRIF), il faut lier
les deux mandats.
- Le SDRIF de 1974 prévoyait sur l'ensemble du territoire (Yvelines
et Essonne) une surface de 950 hectares urbanisables, tout en
préservant d'importants espaces naturels. 730 hectares restent à
consommer. L'État a le souhait d'accompagner le projet. Mais cela
ne se fera pas sans logement. Le constat est que l'Ile-de-France perd
de son attractivité faute de logements en nombre suffi sant.
M. Paul Loridant, maire des Ulis
- d'accord pour un État catalyseur.
- problématique essentielle des transports.
- problématique des logements et de leur diffusion sur le territoire,
sans pour autant vouloir refaire les Ulis.
- d'accord pour que Courtaboeuf appartienne dans sa globalité au
périmètre de projet.
M. Guyosionnest ( directeur économie de services de Wissous)
- nombreuses démarches et réfl exions existent déjà.
- la priorité c'est l'économie et non le logement, il faut créer de la
richesse.
- chacun doit pouvoir exercer leurs compétences, en particulier les
élus.
- aujourd'hui, il faut passer à la vitesse supérieure.
M. Philippe Janin maire de Bures sur Yvette
- conscience des enjeux.
- lutter contre l'étalement urbain, densifi er la ville sur la ville.
- volonté de réaliser des logements sociaux mais le foncier est trop
cher.
26
M. Vincent Delahaye, maire de Massy
- la prochaine CA devrait répondre à ces ambitions.
- accord pour être des acteurs de cette opération.
- quelle opérationnalité pour le projet de territoire (2003) ?
- pas de refus à priori d'un EPA.
- mais attention de ne pas déposséder les communes de leur rôle,
donc, nécessité de travailler avec les élus locaux car porteur des
préoccupations des habitants qu'il faut également concerter. Le
projet ne pourra pas se faire sans eux.
- le périmètre de projet pourrait déborder sur Massy voire sur
Courtaboeuf.
- volonté de réaliser un SCOT et un PLH avec la CAPS.

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- besoin de subvention pour acheter le foncier.
- il ne faudrait pas se limiter à la cote 150 du plateau. Le plateau n'est
pas un vide à combler.
- il faut associer la population en amont.
M. Dominique Fontenaille maire de Villebon
- les communes sont très contraintes ( PEB, SDL) alors qu'elles
souhaitent réaliser des projets. Certaines terrains agricoles ne sont
plus exploitées sur Villebon, nous souhaitons pouvoir les urbaniser
même si cela n'était pas prévu au SDL.
M. Le député Lasbordes
- le logement n'est pas la seule raison du manque d'attractivité de l'Ile-de-
France
- nécessité de la protection d'un cadre de vie.
- d'accord pour un État Catalyseur mais les élus ont des projets.
Mme. Claudine Hecquet maire de St Aubin
- ne pas réduire le périmètre de projet au plateau.
- le développement des Hautes Technologies peut se concentrer sur
celui-ci, mais le logement doit se diffuser.
Le préfet B.Landrieu
- le périmètre d'étude peut être un ensemble de petits périmètres non
contigus (concept de la peau de léopard ; la procédure des ZAD peut
s'appliquer.
Le Président Berson
- le projet de loi sur l'Engagement National pour le logement ne
contient pas à l'heure actuelle de disposition sur les OIN ; on doit
considérer que ce sont les textes actuels qui s'appliquent.. Pour sa
mise en oeuvre il faut travailler ensemble la base contractuelle.
- quelques réfl exions personnelles : il n' y a pas d'OIN en France
sans EPA. C'est un outil stratégique fort avec des vraies décisions
et un outil opérationnel mais de nombreuses questions se posent, en
particulier la composition du conseil d'administration, les modalités
de la désignation du directeur, la défi nition de ses fonctions exactes,
les élus peuvent-ils détenir la majorité des sièges du conseil
d'administration d'un EPA; la nomination du directeur (dont le
rôle est majeur) peut il être soumis à l'avis préalable du conseil
d'administration ?

Le préfet B.Landrieu
- tout ceci peut en effet être discuté. L'EPAMSA est un exemple
proche, qui peut être étudié par les élus de l'Essonne.
Le Président Lamy
- il n'y a pas besoin d'EPA, les outils existent. Les deux problèmes
sont le foncier (l'État doit libérer son foncier et le vendre à la CAPS)
et le problème des communes qui ne souhaitent fi nalement pas
mettre en oeuvre les urbanisations prévues au SDL. L'OIN aidera à
trouver une solution à ce dernier problème.
Le préfet Landrieu
en conclusion:
- se réjouit de la qualité de la réunion et des échanges, ne note pas
d'opposition sur le principe d'une OIN.
- une réunion sera organisée avec des élus des deux départements
- pour alimenter la réfl exion des éléments peuvent être transmis aux
préfets de région et de départements.
- chacun doit prendre ses responsabilités. C'est au niveau de l'État et
des élus qu'il faudra s'engager, toute concertation sera possible par
ailleurs avec le monde économique et les habitants.
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Grande opération d'urbanisme d'intérêt national
Massy-Saclay-Versailles-Saint Quentin-en-Yvelines
Réunion du 2 décembre 2005
en préfecture de Versailles
Le préfet Landrieu
o L'OIN n'est pas une nouvelle ville nouvelle. C'est un moyen
d'accélérer un certain nombre de choses.
o Un projet complet, même si c'est la problématique logement qui l'a
déclenché.
o Des compétences peuvent être déléguées aux élus.
o L'OIN ne concernera pas nécessairement la totalité des territoires
des communes concernées.
o Situation différente entre les deux départements (91 et 78). L'OIN
peut permettre de régler certaines questions dans les Yvelines
aussi ; cf Satory. Il faudra tenir compte des particularités de chaque
département dans la gouvernance.
o Pas de sujet tabou. Cf. problématique des infrastructures ; TCSP
entre Massy et Saint Quentin en Yvelines.
Le président Cadalbert
Sur ce territoire, le Conseil Régional est en phase avec l'Etat. Tous les
acteurs sont persuadés des potentialités.

 

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